Reconnaître un email de phishing : le guide simple pour ne plus se faire piéger

Publié le 2 juillet 20266 min de lecture

« Votre colis n’a pas pu être livré. » « Votre compte sera suspendu sous 24 heures. » « Vous avez une amende à régler. » Si vous avez une adresse email, vous recevez ce genre de messages toutes les semaines. La plupart sont du phishing — on dit aussi « hameçonnage » : des emails frauduleux qui imitent une entreprise ou une administration connue pour vous voler vos mots de passe ou vos coordonnées bancaires.

La bonne nouvelle, c’est qu’avec quelques réflexes simples, on repère ces pièges en quelques secondes. Ce guide passe en revue les arnaques les plus courantes en ce moment en France, les signes qui trahissent un email frauduleux, et la marche à suivre si vous avez cliqué.

Les arnaques par email les plus courantes en France

Les escrocs recyclent toujours les mêmes scénarios, car ils fonctionnent. En ce moment, les plus signalés sont :

  • Le faux colis : un message au nom de La Poste, Colissimo, Chronopost ou Mondial Relay réclame « 1,99 € de frais de douane » ou de « reprogrammer la livraison ». Le vrai but : récupérer votre numéro de carte bancaire.
  • La fausse banque : « une opération suspecte a été détectée, confirmez votre identité ». Le lien mène vers une copie du site de votre banque qui enregistre vos identifiants.
  • Les faux impôts : un prétendu remboursement à percevoir, ou au contraire une régularisation urgente à payer.
  • Le faux compte formation (CPF) : « vos droits vont expirer, connectez-vous vite ». Les vrais droits CPF n’expirent pas ainsi.
  • La fausse amende : un email au nom de l’ANTAI vous réclame le paiement immédiat d’une contravention.

Les 7 signes qui trahissent un email frauduleux

Aucun de ces signes ne suffit à lui seul, mais dès que deux ou trois sont réunis, la messe est dite. Prenez l’habitude de vérifier ces points avant tout clic :

  • L’adresse de l’expéditeur est étrange : « laposte-suivi@mail-express24.com » n’est pas La Poste. Le nom affiché peut être trompeur, l’adresse complète ne ment pas.
  • Le message crée l’urgence : compte à rebours, menace de suspension, dernière relance. La panique fait cliquer.
  • On vous réclame une petite somme (1 à 3 €) : ce n’est pas le montant qui intéresse l’escroc, c’est votre numéro de carte.
  • Des fautes ou des tournures bizarres : accents manquants, phrases traduites automatiquement.
  • Une salutation impersonnelle : « Cher client », alors que votre banque connaît votre nom.
  • Le lien ne mène pas au vrai site : sur un ordinateur, posez la souris sur le lien sans cliquer et regardez l’adresse qui s’affiche en bas de l’écran.
  • Une pièce jointe inattendue : facture, scan, « document à consulter »… N’ouvrez jamais une pièce jointe que vous n’attendiez pas.

Le réflexe qui vous protège de presque tout

Retenez une seule règle si vous ne devez en retenir qu’une : ne cliquez jamais sur le lien d’un email pour accéder à un compte. Jamais. Même si le message semble parfaitement authentique.

À la place, allez vous-même sur le site : tapez l’adresse dans le navigateur (impots.gouv.fr, le site de votre banque), ou ouvrez l’application habituelle. Si La Poste attend vraiment un paiement, si votre banque a vraiment bloqué une opération, vous le verrez dans votre espace personnel. Dans le doute, appelez le numéro officiel — celui qui figure au dos de votre carte bancaire ou sur une facture papier, pas celui de l’email.

Vous avez cliqué ou donné vos identifiants ? Faites ceci

D’abord, respirez : cliquer sur un lien sans rien saisir ensuite est rarement grave. C’est la saisie d’informations (mot de passe, numéro de carte) qui pose problème. Si c’est le cas, agissez vite et sans honte — ces messages sont conçus par des professionnels et piègent des milliers de personnes chaque mois :

  • Vous avez donné un numéro de carte bancaire : appelez votre banque immédiatement pour faire opposition.
  • Vous avez saisi un mot de passe : changez-le tout de suite, ainsi que sur tous les sites où vous utilisez le même.
  • Surveillez vos comptes dans les jours qui suivent et contestez toute opération inconnue.
  • Signalez le message : transférez l’email à signal-spam.fr, ou le SMS au 33700. Le site cybermalveillance.gouv.fr vous guide pas à pas, et un dépôt de plainte appuiera votre dossier si de l’argent a été débité.

Comment aider un parent à s’en protéger

Si vous lisez cet article pour un parent âgé, sachez que les filtres anti-spam arrêtent une partie de ces messages, mais jamais tout. La meilleure protection est une habitude simple à instaurer : « avant de cliquer ou de payer quoi que ce soit, on appelle quelqu’un ». Vous, un proche, une personne de confiance. Les escrocs gagnent quand la personne est seule face à l’écran, pressée par un faux compte à rebours.

C’est précisément le rôle que joue Serenidesk auprès de ses abonnés : un vrai technicien français, joignable, que l’on peut appeler avant de cliquer sur un message douteux. On lit l’email ensemble, on tranche en deux minutes, et l’escroquerie s’arrête là. La protection installée sur l’ordinateur (analyses automatiques, surveillance) fait le reste, sans que votre parent ait quoi que ce soit à comprendre ou à gérer. Si cette tranquillité vous parle, découvrez nos formules.

Questions fréquentes

Ouvrir un email de phishing est-il dangereux en soi ?

Non, dans la grande majorité des cas : lire un email ne suffit pas à infecter l’ordinateur. Le danger vient du clic sur un lien suivi d’une saisie d’informations, ou de l’ouverture d’une pièce jointe. Supprimez le message et tout va bien.

Comment vérifier qu’un email vient vraiment de ma banque ?

Ne vous fiez ni au logo ni au nom affiché. Le seul réflexe fiable : ne pas cliquer, et vous connecter vous-même à votre espace bancaire par l’application ou en tapant l’adresse du site. Si la banque a vraiment un message pour vous, il y sera.

J’ai cliqué sur le lien mais je n’ai rien rempli, que risque-t-il de se passer ?

Généralement rien de grave. Fermez la page, ne saisissez rien, et par précaution lancez une analyse antivirus. Le vol de données se produit presque toujours au moment où l’on tape ses identifiants ou son numéro de carte.

Ces arnaques arrivent-elles aussi par SMS ?

Oui, de plus en plus — on parle de « smishing ». Faux colis et fausse vignette Crit’Air sont les plus fréquents. Les mêmes règles s’appliquent : on ne clique pas, on va soi-même sur le site officiel, et on transfère le SMS frauduleux au 33700.

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